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Sur la chaine Youtube et sur le facebook Doyenné  Comines-Warneton: infos récentes et vidéos liées à la vie des communautés chrétiennes locales

Lys et moi du 29 janvier 2023 n° 170

Edito

Communauté Sant’Egidio

En ce temps de Noël, diverses messes, marches pour la Paix, repas solidaires aux plus pauvres proposés par la communauté de Sant’Egidio était dans l’actualité.

Le nom de la communauté Sant’Egidio provient de son implantation, au début des années 1970, dans les locaux de l’église. Sant’Egidio est la traduction en italien de « Saint Gilles ». Présente dans 70 pays, elle rassemble aujourd’hui plus de 60 000 personnes sur les cinq continents. En Belgique, nous la retrouvons en trois lieux : Bruxelles, Liège et Anvers. En France, cela concerne environ mille personnes, à Paris, Lyon et Reims, Brest aussi mais à plus petite échelle. Professeur d’histoire contemporaine de l’université de Rome, ancien ministre, président de la chaire des Bernardins. Andrea Riccardi est aussi le fondateur de la communauté de Sant’Egidio. Celle-ci naît à Rome en 1968, au lendemain du concile Vatican II.

Si Sant’Egidio porte le nom de communauté, ses membres ne forment cependant pas une communauté de vie. Chacun conserve sa vie professionnelle et familiale. Ils ne prononcent pas non plus de vœux. Au sein de l’Église catholique, elle a le statut d’« association publique de laïcs ».La prière et la solidarité avec les plus défavorisés (personnes âgées, sans-abri, enfants des rues, prisonniers, handicapés, condamnés à mort, malades du sida…), vécues comme service volon-taire et gratuit, constituent les carac-téristiques principales de Sant’Egidio. La communauté dispose notamment de centres d’accueil pour les personnes à la rue, d’écoles de la paix pour les plus jeunes, s’engage dans la visite aux personnes détenues, dans l’assistance à domicile auprès des personnes âgées. Au niveau local comme au niveau international, la communauté s’engage en faveur de la solidarité, de l’œcuménisme, du dialogue entre les religions. Sant’Egidio a également développé des initiatives de recherche de paix et de réconciliation. En 1999, le mouvement « Gens de paix » a été créé pour aider à sortir de l’urgence de l’immigration, en favorisant l’intégration et la solidarité dans le respect des diverses traditions culturelles et religieuses. Sant’Egidio joue aussi aujourd’hui un rôle décisif dans la résolution et la prévention de conflits, en Afrique et en Amérique latine. Au Mozambique par exemple, elle s’engage et lutte contre le sida et la dénutrition. Depuis le déclenchement de la guerre le 24 février, Sant’Egidio déploie des efforts dans toute l’Europe et aussi dans notre pays pour accueillir les réfugiés d’Ukraine et incite à la création de couloirs humanitaires pour les réfugiés.

Pas une Église parfaite mais qui va à la périphérie

Que veut partager le fondateur de la communauté Sant’Egidio? « Le défi de la mission aujourd’hui est de créer un “christianisme de peuple” qui se retrouve autour de la liturgie et qui soit proche des pauvres, qui vive avec eux. Non pas une Église parfaite, mais une Église faite de femmes et d’hommes, qui ne soient pas effrayés par l’histoire ou qui ne la subissent pas, mais qui soient capables de se confronter aux modèles économiques, culturels et sociaux de la mondialisation. Aujourd’hui, nous sommes face à une mondialisation où il n’y a plus aucun centre, mais où tout est périphérie. C’est dans cette périphérie qu’il faut être. L’Église doit faire quelque chose de plus, et surtout de plus significatif pour la paix »

Horaire des messes

Paroisse saint-Chrysole, Comines

 Dimanche 29 janvier, 10h : messe unique à Warneton. Lundi 30 janvier, 18h30 : chapelle, messe. Mardi 31 janvier, 8h30 : chapelle, messe en l’honneur de sainte Rita (N.) ; 14h : petite chapelle du collège, prière des mamans pour leurs enfants. Jeudi 2 février, 8h30 : chapelle, messe. Dimanche 5 février, 10h30 : messe pour la communauté paroissiale ainsi que pour les enfants de première année de catéchèse. Lundi 6 février, 18h30 : chapelle, messe. Mardi 7 février, 8h30 :  chapelle, messe en l’honneur de sainte Rita (N.) ; 14h : petite chapelle du collège, prière des mamans pour leurs enfants. Jeudi 9 février, 8h30 : chapelle, messe. Dimanche 12 février, 10h30 : messe pour la communauté paroissiale ; messe anniversaire pour Jean-Marie Denecker, Jocelyne Denecker et les époux Albert et Marie Denecker-Vierstraete.

Paroisse Notre-Dame de l’Assomption, Houthem

Vendredi 3 février, 18h30 : messe. Vendredi 10 février, 18h30 : messe. Samedi 11 février, 17h30 : messe.

Paroisse saint-Martin, Bas-Warneton

Pas de messe programmée.

Paroisse saint-André, Le Bizet

Samedi 28 janvier, 17h30 : messe pour les défunts de la famille L.P. Lundi 30 janvier, 17h30 : messe pour la famille Pétillon. Mercredi 1er février, 17h30 : messe pour des défunts. Vendredi 3 février : 17h30 : messe pour la famille Carpentier-Desoutter ; messe pour la famille Frémaut et leurs défunts. Samedi 4 février, 17h30 : messe pour deux défunts et leurs défunts de leurs familles. Lundi 6 février, 17h30 : messe pour une malade. Mercredi 8 février, 17h30 : messe pour la famille Carpentier-Desoutter. Vendredi 10 janvier, 17h30 : messe pour la famille Bernier. Samedi 11 février, 17h30 : messe pour deux défunts et les défunts de leurs familles ; messe pour Thérèse et Marcel Magnier ; messe pour Vincent Delgove.

Paroisse saint-Eloi, Ten-Brielen

Samedi 4 février, 17h30 : messe

Paroisse Saints Pierre-et-Paul, Warneton

Dimanche 29 janvier, 10h : messe pour l’unité pastorale. Mercredi 1er février, 18h : messe pour les paroissiens. Dimanche 5 février, 9h30 : messe dominicale. Mercredi 8 février, 18h : messe pour les paroissiens.

Paroisse saint-Pierre et Paul, Ploegsteert

Mardi 31 janvier, 18h : messe pour des défunts. Mardi 7 février, 18h : messe pour les défunts, parents et amis d’une famille. Dimanche 12 février, 9h30 : messe pour les défunts d’une famille (C.-M.) ; messe souvenir pour Marie-Georgine Vanthuyne ; messe pour Yvonne Leplat épouse de Kléber Debacq.

Carnet de famille         

Ils nous ont quittés dans l’espérance de la Résurrection :  Maryline Mathon du Bizet, le 9 janvier à 58 ans. Méryl Beghin du Bizet, le 10 janvier à 41 ans. Francesca Garrucio de Comines, le 13 janvier à 74 ans. Jacqueline Decoorne de Ploegsteert, le 14 janvier à 80 ans. Eliane Cnockaert du Bizet, le 14 janvier à 88 ans. Ghislain Carpentier de Comines, le 14 janvier à 62 ans. François Di Marco du Bizet, le 16 janvier à 76 ans. Michel Clinckemaillie de Comines, le 17 janvier à 84 ans. Michel Elslander de Comines, le 20 janvier à 90 ans. Patrick Desmarets de Warneton, le 20 janvier à 66 ans. Denise Vanderstichelen de Comines, le 21 janvier à 97 ans.

Thérèse Deleruelle : A la demande de paroissiens de Ploegsteert, nous publions l’avis suivant : Une militante, féministe, nous a quitté dernièrement en toute discrétion. Thérèse Deleruelle très engagée dans les œuvres paroissiales fut enseignante durant sa vie active qu’une maladie arrêta brutalement sa carrière. Elle fut alors active dans bien des domaines dépassant même les limites locales. Elle adhéra à Vie Féminine, donna des cours aux femmes du mouvement de consommation de Mouscron-Comines, fit partie du comité fédéral pour un mandat de six ans. Elle assura aussi le catéchisme aux jeunes qui se préparaient à la profession de foi et à la confirmation. Une vie bien remplie au service de nos paroisses.

De la culpabilité à la responsabilité       

On a parfois considéré que le christianisme était une religion de la culpabilité. Qu’il nous invitait à penser et ressasser nos fautes. Qu’il nous demandait de nous voir petits, limités, pécheurs, encore et toujours pécheurs. Qu’il nous imposait un Dieu immense et dur. Un Dieu accusateur. Un Dieu juge. Pourquoi donc cette image ? Peut-être parce que l’Eglise elle-même l’a parfois cultivée. Au cours de son histoire, elle n’a pas toujours bien compris le message du Christ. Il lui est aussi arrivé de confondre l’annonce de l’Evangile avec le service de son propre pouvoir. Jouer la carte de la culpabilité a pu être pour elle une stratégie. Une manière de faire peur aux gens. De les rendre craintifs. Captifs.

La culpabilité, pour autant, ne vient pas de nulle art. Si l’on la trouve dans la religion chrétienne, c’est d’abord parce qu’on la trouve dans chacune de nos vies. C’est assez naturellement que ce sentiment peut naître en nos vies, suite à une blessure ou à une erreur. Au fond, la culpabilité est d’abord un signe d’humanité.

Mais le Christ nous invite à la dépasser. A la reconnaître, certes, mais aussi à aller au-delà. A passer de la culpabilité à la responsabilité. Un cheminement lent mais fondamental. Car si l’homme coupable est un homme assis, l’homme responsable est un homme debout. Et c’est ainsi que Dieu nous attend.

Ce processus individuel peut aussi inspirer des démarches collectives. Et colorer notre regard sur l’actualité. Il y a quelques semaines, la ‘commission spéciale Passé colonial’ a terminé ses travaux sur un constat d’échec. Un triste gâchis qui s’explique notamment par les désaccords concernant l’éventuelle expression d’excuses. Coupables ? Oui, des Belges l’ont été, nombreux, et pendant de longues années. Si la guerre dure dans ce pays depuis plus de six décennies, notre pays y est pour quelque chose. Mais aujourd’hui, le défi est ailleurs : b-nous devons-nous montrer respon-sables. Les Congolais n’attendent pas d’abord de la honte et des excuses. Avant toute autre chose, ils aspirent à la paix et à la fin de la misère. Dans moins de deux semaines, le pape François se rendra à Kinshasa. Ce beau signe d’espoir nous offrira aussi l’occasion de nous demander, individuellement et collectivement, ce que nous pouvons faire pour les habitants du Congo. Pour que là aussi, les hommes et les femmes puissent être debout.

                                Vincent Delcorps             Editorialiste au journal ‘Dimanche’