Sonneurs de cloches solidaires

Sur le coup de 20 h, les cloches de nos églises invitent à rendre hommage aux soignants grâce à nos «sonneurs».

Dans tout le pays, les cloches donnent le coup d’envoi des salves d’applaudissements de nos concitoyens pour rendre hommage au personnel soignant et à tous ceux qui travaillent pour nous. Mais qui sont nos sonneurs de cloche? Nous avons fait le tour (à distance) de nos églises…

À Bas-Warneton, c’est Philippe Miquet, président de la fabrique d’église, qui va sonner les 94357996_679281199550775_7634728599739695104_ncloches chaque soir: «Le mécanisme a été changé en février, étant donné qu’il n’y a plus d’office chaque semaine. L’automatisme a donc été déprogrammé. Cela ne me dérange pas d’assurer ce rôle, même si je suis un peu déçu de pas voir beaucoup de monde pour les applaudissements.» À la résidence du Verdicq, une dizaine de personnes, dont trois enfants, attendent néanmoins son premier coup de cloche pour applaudir.

L’abbé André Cardinael, lui, rentre chaque soir à 20 h dans l’église du Bizet pour mettre la grande cloche en action: «C’est aussi la responsabilité de chaque citoyen qui mettra fin à cette pandémie et c’est donc avec joie que j’aperçois mes voisins témoigner pendant cinq minutes de leur reconnaissance envers tous ceux qui soignent les malades avec courage.»

À Ten-Brielen, l’abbé Jean Demay quitte sa cure pour faire sonner les cloches de l’église: «Puis, je vais à la rue accompagner les quelques personnes qui applaudissent tous les héros du quotidien de ce temps de confinement».

À Houthem, Huguette Guiot rejoint la sacristie chaque fin de journée: «Depuis la mi-mars, j’actionne les cloches manuellement et je les arrête après cinq minutes, sinon c’est parti pour une volée d’un quart d’heure, différente de celle d’une messe».

À Warneton, la mission revient à Robert Devernay qui actionne les cloches après avoir laissé l’automatisme des huit coups de 20h.

Membre de la fabrique d’église de Ploegsteert, Jacqueline Walle témoigne pour sa part: «Avant même le confinement total, l’abbé André Cardinael m’avait demandé de sonner. Ce geste était minime par rapport à l’engagement de tous les soignants. Mais j’étais94481908_531487117559844_6328417174289383424_n stressée de ne pas être à l’heure! Il fallait ouvrir plusieurs portes fermées à clef avant d’arriver à la sacristie. J’ai fait cela jusqu’à Pâques, au moment où le technicien est venu enclencher l’automatisation. Depuis lors, je ne dois plus y aller. Je m’y suis néanmoins rendue le jour de Pâques à 12 h pour la bénédiction papale et le Vendredi saint lors duquel les cloches se taisent dans toutes les églises».

Pour Comines, Étienne Becquaert de la fabrique d’église nous précise que depuis le début 2020, les cloches de Saint-Chrysole ne sonnent plus à cause d’une pièce défectueuse. L’administration communale est avertie du problème.

Edouard Debelder

Paru dans « Le Courrier – l’Avenir » du 30 avril 2020

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